Et les voilà de
retour… c’est-à-dire que Hélène Bergeron et Louise Arsenault
sont revenues sur la scène, mais cette fois-ci avec de
nouvelles amies musicales… provenant de la prochaine
génération de jeunes musiciennes inspirées par la musique
traditionnelle acadienne… vivant dans leur voisinage, ici
dans la très populaire région Évangéline de
l’Île-du-Prince-Édouard.
Après dix années
de tournées mondiales avec le groupe acadien hyper-traditionnel
Barachois, les femmes ressentaient un grand besoin de
reprendre contact avec leurs demeures, leurs familles, leurs
autres intérêts, et ont donc décidé de quitter la route et
la vie des tournées mondiales. C’est alors que Barachois a
vu sa fin. Cependant, depuis ce temps, les deux ont continué
de poursuivre leur passion primaire… la musique. Et bien sûr,
ce n’était pas n’importe quelle musique qu’elles ont
poursuivit, mais précisément la musique de leurs pères, soit
Eddy Arsenault et Alyre Gallant, et des nombreux autres
mentors musicaux des générations précédentes. Leur poursuite
de cette musique acadienne de ce coin de
l’Île-du-Prince-Édouard (les colons Français originaux,
leurs ancêtres, la connaissaient sous le nom de l’Isle-Saint-Jean)
n’a jamais cessée. Au contraire, la musique vit toujours et
continue de grandir et de resplendir.
Trois étés de spectacles locaux au Centre des arts de la
Confédération puis une participation à de nombreux
festivals, y compris une couple de festivals aux États-Unis
avec « Les Girls », un groupe de cinq jeunes musiciennes
talentueuses (assez jeunes pour être leurs enfants), ont
rallumé leur passion pour ramener cette musique à la scène
mondiale. Mais cette fois-ci, elles font équipe avec deux
des jeunes femmes du groupe, soit Caroline Bernard et
Samantha Gallant. Tout comme Louise et Hélène, qui avaient
hérité de la génération de leurs parents leur compréhension
de la musique, Caroline et Samantha ont également hérité et
intégré dans leurs âmes le cadeau de la musique, mais
celles-ci l’ont surtout absorbé de la génération de Louise
et Hélène.
Et voilà que
Gadelle naquit. Les deux amies musicales que se sont faites
Hélène et Louise s’amalgament donc au duo pour le
transformer en groupe de quatre. Caroline est fille de
l’auteure-compositeur-interprète de la région Évangéline,
Jeannita Bernard. La mère de Caroline a réussit à trouver le
temps pour composer et chanter des chansons tout au long de
sa vie, même en élevant sa famille. C’est ainsi qu’elle a
transmis sa connaissance de la musique à sa fille. Caroline
chante avec énormément de conviction, une conviction qu’elle
a sans aucun doute absorbé de la musique de sa mère. Pour sa
part, Samantha est arrivée à la musique par son association
avec ses meilleures amies… cinq jeunes filles qui ont toutes
commencé à jouer le violon en même temps à l’âge mûr de 8
ans, sous la direction de la violoneuse locale, Anastasia
DesRoches. En grandissant, ces jeunes filles vivaient et
respiraient le violon; il représentait alors un point de
repère pour leur amitié. Samantha fut élevée dans un foyer
où la musique traditionnelle était pratiquée et grandement
respectée. De fait, sa grand-grand-mère, Léah Maddix, fut
auteur-compositeur-interprète prolifique de chansons
traditionnelles et était un personnage très bien reconnue.
Donc voici
Gadelle. Cette association inattendue de jeunesse, de
vision, d’expérience et de charme s’est recomposée dans une
nouvelle couleur unique de musique acadienne. Gadelle est
maintenant prête à partager la musique de sa toute-petite
communauté d’origine - sa musique - dans tous les coins du
monde.